Une médina UNESCO, lue lentement : pourquoi les souks du parfum et de la chéchia entourent la Grande Mosquée quand les métiers bruyants furent repoussés vers les remparts, ce que disaient les motifs cloutés de 700 portes, et quel toit met toute la ville blanche à vos pieds. Puis Sidi Bou Saïd — le palais et les peintres, pas seulement les portes bleues.
La plupart des visiteurs traversent la médina en quarante minutes, en route vers une photo. Cette journée fait l'inverse : elle y entre.
Les souks d'abord, lus comme le plan médiéval qu'ils sont restés — les métiers « propres » du parfum, du livre et de la chéchia rouge tenant les rues les plus proches de la Zitouna, les métiers qui frappent et qui tannent relégués aux lisières, là où appartenaient le bruit et les odeurs. Au Souk Ech-Chaouachine, les chaouachis, héritiers des réfugiés andalous, feutrent, cardent et teignent encore à la main ; il y a quatre siècles, ce seul artisanat était la première exportation du pays. Puis les portes — des centaines, cloutées de poissons, de croissants et de mains de Fatma qui ne furent jamais un décor mais un message sur la famille derrière, sur des maisons où les heurtoirs pouvaient sonner un ton pour les proches et un autre pour les étrangers. Les sabats enjambent les ruelles, une porte cloutée s'ouvre sur la cour carrelée de Dar Lasram, et à Tourbet el Bey la dynastie husseinite repose sous des coupoles de tuiles vertes, dans un mausolée dont la plupart des circuits ignorent l'existence. Un escalier de magasin de tapis finit sur un toit : la cour de la Zitouna et mille paraboles à vos pieds — la plus belle vue de Tunis, pour le prix d'un merci.
L'après-midi, Sidi Bou Saïd au-delà de la carte postale : le village est bleu et blanc par décret d'un seul homme, le baron Rodolphe d'Erlanger, peintre et musicologue, dont le palais de 1915, Ennejma Ezzahra — fresques, marbres, et les archives de la musique arabo-andalouse — se cache sous la ruelle bondée et reste presque vide. Klee et Macke ont bu au Café des Nattes en 1914 avant de rentrer changer la peinture européenne ; la baraque à bambalouni près des marches du phare frit toujours le beignet qui termine correctement la journée.
Le prix couvre votre véhicule et votre chauffeur pour la journée entière, porte à porte depuis Tunis ou Hammamet, à votre rythme. Pour le récit complet, ajoutez le guide diplômé d'État à la réservation — c'est l'itinéraire qui le mérite — plus le déjeuner là où la médina mange vraiment, et les entrées prépayées, le tout dans le formulaire.
Oui. Le véhicule est le vôtre seul — aucun autre voyageur n’est ajouté et il n’y a pas de tournée de ramassage dans d’autres hôtels avant de commencer. Le prix est pour le véhicule, pas par personne.
Le prix est de 85 € pour le véhicule entier, qui accueille jusqu’à 4 personnes. Pour un groupe complet, cela revient à environ 22 € par personne ; à deux, vous partagez le total.
La prise en charge se fait à votre hôtel à Tunis/Hammamet, à l’heure de votre choix. Indiquez-nous où vous logez à la réservation et le chauffeur vient à la porte.
Toute l’année. Le printemps et l’automne sont les plus agréables, mais rien sur cet itinéraire ne dépend de la saison.
Un labyrinthe de souks et de palais classé à l’UNESCO, toujours en activité
Grand Tunis
Le village bleu et blanc perché sur la falaise au-dessus du golfe de Tunis
Grand Tunis